Perit ut Vivat

Réforme de Lyon – Régime Écossais Rectifié

Tag: Doctrine de la réintégration

La Croix, grand emblème universel

Stat Crux

« La Croix présente elle-même à l’intelligence, dans son ensemble et dans ses parties, un grand emblème universel, principalement dans la circonstance dont nous nous occupons. Par sa partie inférieure, qui est la plus prolongée, elle paraît fixée dans le centre de la Terre, de cette Terre souillée de tant d’abominations que toutes les eaux du déluge n’ont pu effacer, et que le sang d’une grande et pure victime peut seul purifier.

De là, elle s’élève dans une plus haute région où elle forme un grand réceptacle par ses quatre branches qui, s’étendant sans obstacle, paraissent aller toucher les quatre points cardinaux de l’espace universel et y porter les fruits de l’action unique qui s’opère au centre de ce réceptacle par l’homme-Dieu mourant sur ce centre, pour tout réparer.

Ce qui nous fait facilement concevoir les immenses et prodigieux résultats que l’action toute puissante du Verbe de Dieu uni à Jésus mourant sur la Croix a opéré sur la Nature entière visible et invisible, spirituelle et corporelle, qui en était le témoin et l’objet. »

(J.-B. Willermoz, Traité des deux natures divine et humaine réunies individuellement pour l’éternité en un seul et même être dans la personne de Jésus-Christ, Bibliothèque Municipale de Lyon, ms 5940 n° 5).

 

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L’homme précipité dans une forme corporelle matérielle vint ramper sur la terre

Adam - JBW - 1

L’homme devenu criminel, chassé du poste glorieux qu’il n’avait pas su défendre, et dépouillé de la forme impassible qu’il avait laissé souiller, fut précipité et lié dans une forme corporelle matérielle avec laquelle il vint ramper sur la surface terrestre, pour la transmettre dans un ordre successif a sa postérité.

Ce fut donc par un abus énorme de la liberté, et en agissant par une volonté contraire aux ordres qu’il avait reçus qu’il attira sur lui l’épouvantable châtiment, dont sa postérité restera la victime jusqu’à la fin des temps ; et son malheur serait irréparable, si Dieu, touché de son repentir, ne lui avait promis un Rédempteur qui le relèverait de sa chute, s’il le secondait par tous les efforts de sa volonté.

Puisqu’il est évident que c’est par l’abus qu’il a fait de son libre-arbitre et le mauvais usage de sa volonté que l’homme est devenu coupable et malheureux ; peut-il lui rester d’autres moyens pour sa réhabilitation que d’offrir sans cesse et du fond de son cœur, à son Créateur, le sacrifice entier de cette Liberté qui lui est devenue si fatale, et l’abandon absolu de sa volonté jusqu’à ce qu’il lui plaise de l’accepter.

(Jean-Baptiste Willermoz, 3e Cayer [C], FM 509, BN, « De la liberté et des facultés des êtres spirituels et de leur émancipation »).