Vérité éternelle tu es la vie de l’homme sans laquelle notre être n’est qu’un néant

par peritutvivat

« Vérité éternelle, tu m’entoures de tes rayons, mais des ombres ténébreuses s’élèvent sans cesse de mon âme et m’empêchent de porter mes regards jusqu’à toi.

Tous les jours, le soir et au milieu de la nuit, le matin et le midi, je t’invoque avec ardeur. Mes efforts sont vains et inutiles. Le voile épais de mes affections matérielles m’ôte le vue de ta lumière.

Les images des objets auxquels j’ai livré mes sens, se placent en foule entre ton action bienfaisante et les faibles efforts de ma volonté ; elles m’égarent et m’entraînent par leurs illusions trompeuses. Tu m’échappes et je perds l’espoir de t’atteindre.

Ô vérité sans laquelle mon être n’est qu’un néant, je ne cesserai de t’invoquer. Jusqu’à ce que tu aies exaucé mon désir, mes vœux seront mon unique existence. Entends ma voix, viens actionner celui qui t’appelle avec tant d’ardeur.

J’abjure l’amour des objets sensibles ; c’est toi seul que je veux aimer et contempler à jamais comme mon unique vie. Car c’est toi qui es la vie de l’homme, et je sais avec évidence que ma destinée est de vivre toujours en toi et avec toi. »

Jean-Baptiste Willermoz, Mes pensées et celle des autres, B.M. de Lyon, MS 5526.

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